La librairie est morte, vive la... ?

La quoi ?
Le monde de la librairie vit une mutation sans précédent, le commerce électronique et la dématérialisation du livre .
Comment les libraires doivent-ils s'adapter à cette nouvelle donne ?
Si la librairie d'aujourd'hui est morte, alors quelle sera-t-elle demain ?

mardi 7 février 2012

De la "petite poucette" à la "compléxité"...

Trop remarquable.
Pas pu m'empêcher.
Stop

 

"Petite Poucette, la génération mutante"

  • "Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux grandes révolutions : le passage de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimé. La troisième est le passage de l’imprimé aux nouvelles technologies, tout aussi majeure."
  • " La finance, la politique, l’école, l’Eglise… Citez-moi un domaine qui ne soit pas en crise !"
  • "on peut tout savoir sans sortir de chez soi ! Pour ma part, je trouve cela miraculeux. Quand j’ai un vers latin dans la tête, je tape quelques mots et tout arrive : le poème, l’Enéide, le livre IV… Imaginez le temps qu’il faudrait pour retrouver tout cela dans les livres ! Je ne mets plus les pieds en bibliothèque. L’université vit une crise terrible, car le savoir, accessible partout et immédiatement, n’a plus le même statut."
  • "Il n’y a plus un prof, plus un chef de parti, plus un pape qui sache faire une équipe ! [...] Il faudrait de profondes réformes dans toutes les institutions, mais le problème, c’est que ceux qui les diligentent traînent encore dans la transition, formés par des modèles depuis longtemps évanouis."
  • "Un exemple : on a construit la Grande Bibliothèque au moment où l’on inventait Internet ! Ces grandes tours sur la Seine me font penser à l’observatoire qu’avaient fait construire les maharajahs à côté de Delhi, alors que Galilée, exactement à la même époque, mettait au point la lunette astronomique."
  • "La seule façon d’aborder les conséquences de tous ces changements, c’est de suspendre son jugement."
  • "Les nouvelles technologies ont accéléré le virtuel mais ne l’ont en aucun cas créé. La vraie nouveauté, c’est l’accès universel aux personnes avec Facebook, aux lieux avec le GPS et Google Earth, aux savoirs avec Wikipédia. Rendez-vous compte que la planète, l’humanité, la culture sont à la portée de chacun, quel progrès immense !"
  • "Ce que l’on sait avec certitude, c’est que les nouvelles technologies n’activent pas les mêmes régions du cerveau que les livres. Il évolue, de la même façon qu’il avait révélé des capacités nouvelles lorsqu’on est passé de l’oral à l’écrit. Que foutaient nos neurones avant l’invention de l’écriture ?"
Michel Serres

Un autre grand monsieur, avec une autre grande interview : "Intégrer la complexité est la clé du progrès"

A propos des digital natives : 
  • "...l’émergence d’une nouvelle génération, nos ados, nés quand Internet existait déjà, avec un joystick ou une souris à la main. Ce sont des sortes de « mutants »."
  • "Derrick de Kerckhove, ancien Directeur du McLuhan Program in Culture and Technology de l’Université de Toronto, les qualifie d’un terme que j’aime beaucoup : les Empty Heads, (têtes vides), parce que, d’après lui, « ils ont externalisé leurs processus cognitifs ». Ils recherchent une info sur Google plutôt que dans un livre, encore moins dans leur mémoire. S’ils ont besoin d’un avis, ils demandent à vingt-cinq personnes sur les réseaux sociaux ou les forums Internet. S’ils ont une opinion à donner, ils la mettent en ligne sur un blog. Ils favorisent ainsi l’émergence d’une intelligence collective dont nous n’avons pas la moindre idée !"
A propos du surf :
  • "La vague est un chaos organisé. Si je connais le spot où déferle la vague, je suis libre de la surfer en mettant en pratique mon expérience. C’est un peu comme « surfer la vie. Je suis à la fois déterminé par mes gènes, mon éducation, mon environnement, mais libre de mes choix et de mes bifurcations…Pour le meilleur ou pour le pire !"
Joël de Rosnay




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